Seul, assis devant une chandelle allumée, je revois par la pensée l’état présent des affaires de mon pays. Je sens
les larmes qui coulent sur mes joues.
- Journal de guerre, 1er
juin 1995.
Il fondait parfois en larmes en regardant ses soldats
s’entraîner, alors qu’ils souffraient de la faim. Il se sacrifiait lui-même et
était tout entier attentif aux besoins de ses soldats et de son peuple. Plus qu’à lui-même, il leur portait tout son
amour. Avec une loyauté sans compromissions, une indomptable volonté et un
courage sans faille, il sauva son pays, alors que ses dirigeants étaient totalement
dépassés par la crise et la guerre. Il s’en tint avec fermeté à ses principes
honnêtes et élevés, mit fin à des
pratiques malhonnêtes et insuffla
à ses hommes, par un entraînement très rigoureux , l’ esprit de
conquête.
Ses
convictions étaient inébranlables. Il parvint à des succès répétés dans les
combats en mettant en œuvre des tactiques et des stratégies brillantes et, par
son dévouement désintéressé, gagna la totale confiance de ses hommes. Il
n’avait pas à ses ordres la marine expérimentée et très entraînée de l’amiral Togo ou de l’amiral
Nelson, et n’avait pas lui-même une formation d’amiral. Son pays était petit et
faible et incapable de l’aider.
Et pourtant, le ciel même fut ému par la noblesse de son
esprit et par sa loyauté, et il arriva au record légendaire de 23 victoires
consécutives . A une terre aride,
il fit porter du fruit. Il créa toutes choses à partir de rien.
Pour les Coréens ce n’est pas seulement un héros, c’est un
héros divin.
C’est l’amiral Yi
Sun-sin.
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